Dans un entretien exclusif accordé à CritiquePolitique, Romain Celis, ancien officier de police devenu consultant en cybersécurité, partage son parcours atypique et ses opinions sans détour sur la sécurité, la politique et le football. Patriote convaincu et fervent supporter de l’AS Monaco, il revient sur son expérience dans les forces de l’ordre, les défis majeurs en matière de cybersécurité en France et l’état actuel de son club de cœur. Entre convictions fortes et analyses précises, il nous livre un regard tranché sur les sujets qui l’animent.
Vous trouverez ci-après le texte intégral de l’entretien :
Comment votre expérience en tant qu’officier de police a-t-elle influencé votre carrière actuelle en tant que consultant en cybersécurité ?
Mon parcours dans la Police Nationale et Municipale m’a exposé aux nombreuses failles du système judiciaire français. J’ai constaté une inefficacité chronique, notamment due à l’incompréhension des magistrats qui relâchent des récidivistes alors que nos collègues des forces de l’ordre sont sanctionnés sévèrement au moindre faux pas. Cela explique en partie le taux élevé de suicides dans nos rangs.
C’est un ami, travaillant à l’ambassade des États-Unis au Luxembourg, qui m’a proposé une opportunité dans la cybersécurité. Après une formation intensive de quatre semaines avec les Américains, j’ai été envoyé en mission au Luxembourg, au Mexique et en Argentine. En deux ans et demi, je suis devenu responsable d’une équipe de onze agents. Malheureusement, un cancer du pancréas a interrompu mon ascension, mais je continue aujourd’hui à travailler sous contrat pour des entreprises françaises en surveillance humaine.
En tant que fervent supporter de l’AS Monaco, quelle est selon vous la clé du succès pour le club dans les compétitions européennes ?
Je suis supporter de l’AS Monaco depuis mes sept ans, un amour transmis par mon père. J’ai moi-même évolué en centre de formation, ce qui me permet d’avoir un regard critique sur le club. L’un des problèmes majeurs est l’absence de joueurs d’expérience dans les compétitions européennes. Nous avons d’excellents jeunes talents, mais sans joueurs aguerris pour encadrer l’équipe, nous sommes trop vulnérables, notamment au milieu de terrain où seul Denis Zakaria fait figure de leader. Cet équilibre est indispensable pour rivaliser sur la scène européenne.
Vous avez été une figure controversée sur les réseaux sociaux. Comment gérez-vous les critiques et comment cela impacte-t-il votre travail en ligne ?
Ma position assumée d’homme de droite forte me vaut de nombreuses attaques. J’ai été traité de “facho”, de “raciste”, et j’ai même reçu des insultes concernant ma famille. Cela ne m’atteint pas. Ce qui me dérange davantage, c’est l’hypocrisie ambiante, notamment de la part de certains soi-disant patriotes marseillais. Marseille est une ville gangrenée par la criminalité, et ce constat est partagé par de nombreux Niçois. Nous ne voulons pas de ce climat sur la Côte d’Azur.
La France est en retard sur la cybersécurité
Quels sont les principaux défis en matière de cybersécurité que la France doit affronter aujourd’hui et comment proposez-vous de les relever ?
La cybersécurité est un enjeu majeur, mais la France est en retard, handicapée par quarante ans de politiques inefficaces, du PS aux Républicains. Les défis sont multiples :
- La lutte contre le cyberharcèlement, l’hameçonnage et le ciblage des personnes vulnérables.
- Le renforcement de la sécurité des infrastructures cloud et des logiciels.
- La régulation de la communication cryptée, qui peut servir à des fins criminelles.
- L’utilisation des caméras intelligentes pour identifier les individus dangereux.
Malheureusement, l’Union européenne bloque encore l’adoption de technologies déjà utilisées par les États-Unis, ce qui nous empêche d’avancer efficacement.